Que signifient vraiment les chiffres NPK sur un sac d'engrais ?
Chaque sac d'engrais affiche trois chiffres, par exemple 7-7-7 ou 4-5-8, toujours dans le même ordre : azote (N), phosphore (P), potassium (K). L'azote favorise le feuillage, ce qui explique pourquoi un engrais riche en N convient à la salade ou aux épinards. Le phosphore soutient l'enracinement et le développement des jeunes plants, utile lors des repiquages. Le potassium améliore la qualité des fleurs et des fruits, raison pour laquelle un engrais tomate est souvent riche en K, du type 4-5-8, plutôt qu'équilibré.
Un engrais équilibré comme un 7-7-7 convient aux massifs et aux parcelles de potager sans objectif particulier. Ces chiffres sont des pourcentages en poids : un sac 7-7-7 contient 7 % d'azote, 7 % de phosphore et 7 % de potassium, le reste étant des charges et des oligo-éléments. Calculer la quantité réelle de nutriments apportée à partir d'un sac dont on ne connaît pas bien la concentration est là où la plupart des jardiniers se trompent.
Combien faut-il vraiment arroser les plantes de son potager ?
L'excès d'eau tue davantage de plantes en pot ou sous serre que la sécheresse en France. Un terreau tassé et détrempé prive les racines d'oxygène et favorise le pourrissement, et les feuilles jaunes et molles qui en résultent ressemblent presque exactement aux symptômes d'un manque d'eau, ce qui pousse souvent à arroser encore plus. Vérifier que les premiers centimètres de terre sont secs avant d'arroser à nouveau règle la plupart des cas.
Les massifs en pleine terre posent un autre problème. Le sud et le sud-ouest de la France connaissent régulièrement des semaines d'été sans pluie significative, bien en dessous des besoins d'un carré de légumes fruits, tandis que les régions du nord et de l'ouest ont rarement besoin d'un arrosage complémentaire hors canicule. Les arbustes installés et les pelouses se contentent généralement de la pluie naturelle ; ce sont les jeunes plants repiqués, les pots et les jardinières suspendues qui ont besoin d'un vrai calendrier d'arrosage, ajusté selon la taille du contenant, le type de plante et la saison.
Le jardinage à la lune fait-il vraiment une différence ?
Le jardinage à la lune a une longue tradition dans les potagers français : semer les légumes-feuilles en lune montante, les légumes-racines en lune descendante, et éviter tout semis autour de la nouvelle et de la pleine lune. Les adeptes du jardinage biodynamique, très présent en France, poussent parfois cette logique jusqu'à un calendrier lunaire et zodiacal complet.
Les preuves scientifiques restent minces. Les essais contrôlés cherchant un effet lunaire sur la germination ou le rendement n'en ont, dans l'ensemble, pas trouvé, et aucune société savante ne reconnaît le jardinage à la lune comme une technique validée scientifiquement. Le calendrier reste toutefois utile pour une autre raison : il impose un rythme de semis régulier, ce qui améliore les résultats par rapport à des semis faits au hasard des disponibilités. Autant le considérer comme un repère pratique plutôt qu'une règle, et tenir son propre carnet de semis pour voir si cela change quelque chose sur sa parcelle.
Quels légumes et aromates s'associent vraiment bien ?
Certaines associations de plantes s'entraident réellement. Tomate et basilic plantés côte à côte forment un classique du potager français : le basilic est réputé repousser aleurodes et pucerons, et les deux plantes partagent des besoins proches en eau et en chaleur, ce qui les rend compatibles sous serre comme en pleine terre. Carotte et oignon forment une autre association fiable : l'odeur de l'oignon perturberait la mouche de la carotte, tandis que la carotte ne fait pas concurrence aux racines superficielles de l'oignon.
Toutes les associations ne fonctionnent pas. Haricots et oignons se nuisent mutuellement et doivent être séparés, et les choux plantés trop près d'aulx ou d'oignons odorants peuvent en pâtir. Les capucines valent malgré tout la peine d'être plantées près des choux, non pas pour les aider directement, mais parce que les chenilles les préfèrent, ce qui en fait une culture piège qui détourne les parasites.